Chaque langue a un mot pour dire chien. Certains cachent une lettre d'amour.
Ce qu'est votre chien, vous le savez déjà. Celui qui entend votre clé dans la serrure avant vous. Celui qui ne vous demande jamais où vous étiez, seulement si vous restez. Mais vous êtes-vous déjà demandé ce que raconte le mot lui-même ?
Nous avons mené l'enquête. De l'hébreu au japonais, de l'arabe au grec ancien, nous avons retrouvé la même vérité discrète, inscrite encore et encore dans les langues. Tout commence par un petit mot, et par le cœur qui s'y cache.
Kélev : un mot qui cache un cœur
En hébreu, le chien se dit kélev (כלב). Prononcez-le lentement et tendez l'oreille. Coupez-le en deux et vous entendez kol lev : « tout cœur ».
Cette lecture se transmet depuis des générations : c'est un jeu de mots, non une étymologie de dictionnaire. Certains enseignants le lisent ke-lev, « comme un cœur ». Dans un cas comme dans l'autre, la leçon reste la même. Un chien n'aime pas à moitié. Il donne son cœur tout entier, à une seule personne, sans conditions et sans jamais compter.
Une fois que vous le savez, impossible de l'entendre autrement. Chaque fois que votre chien s'appuie de tout son poids contre vos jambes, c'est kélev en action : tout cœur, sans réserve.
Un seul cœur, plusieurs langues
Si l'hébreu a caché le cœur dans le mot lui-même, il est loin d'être le seul. Parcourez les langues du monde et vous retrouverez la même idée, racontée chaque fois avec un accent différent.
Japonais : inu, et le chien qui attendait
En japonais, le chien se dit inu (犬). Mais le mot que le Japon associe véritablement à la dévotion est un nom : Hachikō.
Hachikō était un akita qui venait chaque soir attendre son maître, le professeur Hidesaburō Ueno, à la gare de Shibuya, à Tokyo. En 1925, le professeur mourut subitement sur son lieu de travail et ne rentra jamais. Hachikō continua pourtant de venir à la gare, chaque jour, pendant près de dix ans.
Aujourd'hui, sa statue de bronze se dresse devant la gare de Shibuya, l'un des lieux de rendez-vous les plus fréquentés au monde. Au Japon, chūken Hachikō, « le fidèle chien Hachikō », est devenu synonyme de loyauté. Tout cœur, coulé dans le bronze.
Arabe : kalb, le gardien du seuil
Le mot arabe pour chien, kalb (كلب), est un proche cousin de kélev. Tous deux sont issus de la même racine sémitique ancienne, k-l-b.
La littérature arabe a, elle aussi, son chien fidèle : le compagnon des Dormants de la Caverne, couché de tout son long à l'entrée, qui veilla sur les jeunes hommes durant leur sommeil de plusieurs siècles. Au dixième siècle, le savant bagdadien Ibn al-Marzubān écrivit en outre un livre au titre irrésistible : La Supériorité des chiens sur bon nombre de ceux qui portent des vêtements. Sa thèse ? Les chiens sont plus loyaux que la plupart des hommes. Mille ans plus tard, rares sont les propriétaires de chiens qui le contrediraient.
Français : fidèle comme un chien
Le français le dit sans détour : fidèle comme un chien. Notre langue, si réputée pour ses nuances, n'en fait ici aucune. La fidélité est la qualité qui définit le chien.
L'idée vient de loin. Le latin fidelis nous a donné le mot fidèle, et son cousin fidus passe souvent pour être à l'origine de Fido, ce grand classique des noms de chiens anglo-saxons. Même lorsque nous donnons un nom à nos chiens, semble-t-il, c'est leur cœur que nous nommons.
Néerlandais : le trouwe viervoeter
En néerlandais, on appelle affectueusement le chien un trouwe viervoeter : un fidèle quadrupède. Et c'est là que la langue réserve une petite surprise.
Trouw signifie fidèle. Trouwen signifie se marier. Le mariage néerlandais est, très littéralement, une promesse de trouw. Ainsi, lorsque les Néerlandais disent de leur chien qu'il est trouw, ils emploient le mot même qu'ils réservent à leurs vœux de mariage. Pour le meilleur et pour le pire, par tous les temps, à chaque promenade.
Grec ancien : kyōn, et les philosophes qui voulaient être des chiens
En grec, le chien se dit kyōn (κύων). De ce mot est né un terme inattendu : cynique.
Les Cyniques, kynikoi, littéralement « ceux qui ressemblent aux chiens », étaient des philosophes qui avaient choisi de vivre comme des chiens. Le plus célèbre d'entre eux, Diogène de Sinope, vivait simplement, disait exactement ce qu'il pensait et répondait fièrement au surnom de « Chien ». Pour lui, le chien était honnête. Pas de faux-semblants, pas de flatterie. Seulement un cœur pur, porté à découvert.
La littérature grecque nous a aussi offert le chien le plus émouvant des récits occidentaux. Dans l'Odyssée d'Homère, Ulysse rentre chez lui, déguisé, après vingt ans d'absence. Personne ne le reconnaît. Personne, sauf son vieux chien Argos, qui lève la tête, remue la queue et sait aussitôt qui il est.
Allemand : Hundetreue
L'allemand, cette langue qui forge un mot pour chaque chose, en a aussi un pour cela : Hundetreue, la fidélité canine. Il désigne un dévouement si constant qu'il se passe de toute explication.
Treue est de la même famille que le néerlandais trouw, et même que l'anglais true. Fidèle, vrai, loyal : dans les langues germaniques, c'est une seule et même pensée. Et quelque part au milieu, il y a toujours un chien.
Un cœur pur mérite d'être honoré
Hébreu, japonais, arabe, français, néerlandais, grec, allemand. Des alphabets différents, des siècles différents, une même conclusion : un chien est tout cœur.
Notre nom vient lui aussi de ce monde ancien de récits. Dans la mythologie grecque, Laelaps était un chien magique, un présent de Zeus, destiné à toujours attraper ce qu'il poursuivait. Lorsqu'on le lança aux trousses d'un renard que nul ne devait jamais prendre, Zeus les changea tous deux en pierre et les plaça dans le ciel nocturne. Laelaps devint Canis Major, le Grand Chien, la constellation qui abrite Sirius, l'étoile la plus brillante de toutes. Un chien au cœur si constant qu'il reçut une place parmi les étoiles.
C'est ce sentiment que nous voulons voir habiter chaque pièce Laelaps. Un cœur qui donne tout mérite un objet façonné avec la même dévotion. Alors nous prenons notre temps :
- Un seul cuir, authentique. Un cuir de veau embossé en deux tons, doux au contact du cou et suffisamment robuste pour toutes les promenades.
- Fait main. Chaque collier est taillé, cousu et fini à la main dans notre atelier au Portugal.
- La patience jusque dans les tranches. Chaque tranche est scellée à la main par plusieurs couches de gomme arabique, un détail qui se ressent dès le premier toucher. Découvrir l'histoire de la tranche à la gomme arabique.
- Des garnitures faites pour durer. En acier inoxydable au revêtement PVD mat, déclinées en doré mat, or rose mat, palladium mat ou gun metal mat selon la couleur.
Et parce que certaines histoires méritent d'être gardées, la légende de Laelaps est imprimée sous le couvercle de chaque coffret cadeau. Ajoutez une médaille gravée à son nom, et vous aurez écrit son nom là où il a sa place : tout près du cœur.
Votre chien vous donne tout le sien. Kol lev. Tout cœur.